Dans une grande entreprise, un mauvais recrutement se dilue dans une structure de 500 personnes. Dans une PME de 15 ou 20 salariés, le même mauvais recrutement peut déstabiliser une équipe entière, retarder un projet clé, ou exposer l'entreprise à des risques juridiques sérieux.
Les études disponibles sur le sujet sont convergentes : le coût direct d'un recrutement raté représente entre un et trois ans de salaire du poste concerné quand on additionne les coûts de formation, le temps perdu, la perte de productivité, la procédure de rupture et le nouveau recrutement. Pour un cadre à 50 000 euros annuels, on parle donc potentiellement de 50 000 à 150 000 euros engloutis.
Elle existe et elle est plus accessible qu'on ne le pense. Pour les diplômes d'État (baccalauréat, BTS, licence, master), la plateforme publique diplome.gouv.fr permet de vérifier l'authenticité via une clé de contrôle fournie par le candidat. Pour les diplômes de grandes écoles, un appel au service scolarité de l'établissement suffit dans la plupart des cas.
Pour les expériences professionnelles, un appel au service RH de l'ancien employeur avec l'accord écrit du candidat est la méthode la plus directe. Comptez entre 30 et 90 minutes par candidat pour faire ce travail correctement.
Certains dirigeants de PME combinent vérification via diplome.gouv.fr pour les diplômes et prise de références téléphoniques pour les expériences. Cette approche prend entre 2 et 4 heures par candidat. Elle est correcte pour des postes peu sensibles, mais reste incomplète pour des postes à responsabilité.
C'est la méthode utilisée par les grandes entreprises et les cabinets de recrutement sérieux. Un prestataire externe prend en charge la totalité du processus : collecte du consentement, vérifications auprès des établissements et anciens employeurs, rapport structuré. L'avantage principal est le temps récupéré et la couverture légale garantie.
Voici un processus applicable immédiatement, quel que soit votre niveau de ressources :
Étape 1 : définissez ce que vous allez vérifier. Pour chaque poste, listez les éléments non négociables : le diplôme minimal requis, les expériences clés, les certifications obligatoires. Concentrez-vous sur ce qui est réellement nécessaire pour le poste.
Étape 2 : obtenez le consentement écrit du candidat. Avant tout contact avec un tiers, envoyez au candidat une demande d'autorisation claire, indiquant ce que vous allez vérifier et auprès de qui. Conservez ce document.
Étape 3 : vérifiez les diplômes en priorité. C'est l'élément le plus souvent falsifié et le plus facile à vérifier. Pour les diplômes d'État, utilisez diplome.gouv.fr. Pour les autres, contactez directement l'établissement.
Étape 4 : vérifiez les expériences clés. Concentrez-vous sur les 2 ou 3 dernières expériences les plus importantes. Un appel de 10 minutes au service RH de l'ancien employeur suffit généralement à confirmer les dates et l'intitulé du poste.
Étape 5 : documentez et concluez. Conservez une trace de chaque vérification effectuée. Si vous faites appel à un prestataire, assurez-vous que le rapport est signé et daté. Ces documents vous protègent en cas de litige ultérieur.
Vérifier après avoir signé le contrat. C'est l'erreur numéro un. Une fois le contrat signé, votre marge de manoeuvre se réduit considérablement. La vérification doit précéder la signature, pas la suivre.
Ne vérifier que le diplôme et négliger les expériences. Les mensonges sur les expériences professionnelles sont encore plus fréquents que les faux diplômes. Une personne peut avoir le bon diplôme et avoir inventé 5 ans d'expérience.
Contacter un ancien employeur sans l'accord du candidat. C'est une infraction au Code du Travail. Obtenez toujours une autorisation écrite avant tout contact avec un tiers.
Se contenter des réponses du candidat lui-même. Demander à un candidat "est-ce que ce diplôme est vrai ?" ne constitue pas une vérification. La vérification, par définition, passe par une source indépendante du candidat.
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